Janvier 2003, avec des équipes pastorales, une figure nouvelle de l’église (Document du conseil presbytéral) | Diocèse de Troyes

Janvier 2003, avec des équipes pastorales, une figure nouvelle de l’église (Document du conseil presbytéral)

Chers Amis,

Le texte "Avec des équipes pastorales, une figure nouvelle de l’Eglise" qui vous est proposé par le Conseil presbytéral n’est pas une tentative de notre Eglise de réagir à la pénurie de vocations sacerdotales par la promotion de nouveaux acteurs pastoraux et d’une nouvelle organisation de son fonctionnement. Il n’est pas davantage l’expression d’une volonté de donner force de loi à des pratiques qui déjà s’appliquent et auxquelles certains sont tentés de résister. Il voudrait surtout dire et provoquer à dire ce qu’est l’Eglise pour nous aujourd’hui dans notre réalité auboise, ce que nous sommes décidés à y engager, comment d’après nous elle pourra assumer sa mission d’annonce de l’Evangile aux hommes de ce temps. Les dispositions pratiques de vie ecclésiale doivent être envisagées et relues en fonction des circonstances, car il faut bien s’organiser pour vivre. Mais elles ne doivent être que le reflet de l’Eglise que nous portons dans notre foi, dans notre espérance et dans notre amour. C’est d’elle que nous devons parler entre nous, c’est elle que nous voulons faire naître et grandir avec l’aide de l’Esprit-Saint, car elle est l’Eglise suscitée par l’Esprit. Ce n’est pas d’aujourd’hui que le travail sur les fondements de notre Eglise diocésaine a commencé. Les points d’attention du texte qui est proposé à notre relecture sont dans la continuité de la recherche de toutes ces années. Il ne s’agit pas d’en vérifier la fidélité à la lettre des documents de référence, mais plutôt de nous interroger si nous sommes bien en train de faire dans la diversité des situations que nous vivons l’Eglise de Jésus Christ, une Eglise de l’accueil, du partage et de la mission. La figure d’Eglise qui vous est proposée ici comporte nécessairement des dispositifs de rassemblement et d’organisation et des acteurs pour les faire vivre. Mais ce serait une faute contre l’esprit que d’en faire des catégories juridiques trop étroites, exclusivement territoriales. Notre Eglise est faite d’une grande diversité de modes de rassemblement. Ce qui les accrédite c’est leur ecclésialité dont quelques critères essentiels sont donnés ici. C’est la raison pour laquelle j’invite tous les groupes d’Eglise, territoriaux ou "transversaux" (équipes d’Action Catholique, groupes divers), à se sentir concernés par ce document, à s’en emparer, à y réagir pour le bien du Peuple de Dieu qui est dans l’Aube.

+ Marc Stenger 
Evêque de Troyes

Ce que nous voulons mettre en œuvre

Quelques repères
La réalité d'une Église « Peuple de Dieu » a été reprise fortement par le concile Vatican II (1962-1965), sans oublier les images d'Église « Corps du Christ » et « Temple de l'Esprit ». Ce concile nous invite à redécouvrir la vocation baptismale de tout chrétien, la place que chacun est invité à prendre dans la construction de l'Église.

Depuis, des étapes ont jalonné la vie de notre Église diocésaine : • La mise en place des « Conseils pastoraux paroissiaux » (1981), la définition des ensembles paroissiaux, et, pour certains de ces ensembles paroissiaux, la mise en place d’équipes pastorales (1988)…
• Dans le même temps, de nombreux laïcs ont pris des responsabilités dans la vie de l’Église, nous avons redécouvert la vocation diaconale (la première ordination date de 1987, ils sont maintenant 16 diacres), assisté à la rapide diminution du nombre des prêtres… et des chrétiens.

Au travers de toutes ces évolutions, nous avons cherché à nous donner les moyens nécessaires pour que notre Église puisse être fidèle à sa mission, être signe, témoin du Christ dans le monde d’aujourd’hui, afin que tous puissent avoir la vie en Lui.

Il apparaît maintenant important de faire le point, de regarder ce que nous avons construit, de vérifier si cela nous permet effectivement d’être fidèles à notre mission dans le contexte actuel, et de préciser quelques convictions dans le but de nous aider à avancer d’une manière cohérente.

C’est à ce travail que s’est attelé le conseil presbytéral.

Quelques convictions

Des orientations ont été prises ces dernières années dans notre Église diocésaine, concernant la mise en place d’ensembles paroissiaux et d’équipes pastorales. Aujourd’hui, il doit être clair pour nous qu’il ne s’agit pas seulement de choix de nécessité, mais qu’ils dessinent une figure nouvelle de l’Église dans laquelle nous nous reconnaissons, même si cela se heurte à quelques difficultés que nous devons assumer pour mieux les dépasser.

Pour une Église qui soit clairement l’affaire de tous les baptisés.

Les laïcs sont « les chrétiens qui, étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au peuple de Dieu, faits participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, exercent pour leur part, dans l’Église et dans le monde, la mission qui est celle de tout le peuple chrétien » (Vatican II, constitution sur l’Église § 31).

Cette mission consiste à :
• Travailler du dedans à la sanctification du monde, à la manière d’un ferment. 
• Porter, avec les ministres ordonnés, la responsabilité de la mission, de la vie, du fonctionnement de l’Église.

Voilà pourquoi nous souhaitons la mise en place d’équipes pastorales et d’équipes d’animation paroissiale (voir définition p. 3) où les chrétiens sont étroitement associés à la tâche de gouvernement de l’Église. Cela demande un effort de formation et d’accompagnement, afin que chacun soit préparé à la prise en charge de ses responsabilités, ainsi qu’une grande confiance, afin que ces responsabilités soient partagées entre le plus grand nombre.

Pour une Église où le ministère des prêtres ait toute sa place.

Au service du peuple de Dieu se trouve le ministère de l’évêque et des prêtres. Il ne peut pas y avoir de communauté ecclésiale sans ce ministère. Il faut pour cela que prêtres et chrétiens prennent le temps de redécouvrir ce qui fait l’essentiel de la mission des prêtres.

Cette mission peut se définir comme englobant quatre dimensions :

• La présidence des communautés et la mission d’unité au sein de ces communautés.
• Le service spécifique de l’annonce de la Parole et de la vie sacramentelle.
• L’accompagnement et la formation des baptisés.
• L’impulsion missionnaire.

Ce travail d’approfondissement est indispensable si nous voulons que chacun puisse vivre pleinement sa vocation et lui être fidèle. Nous savons bien en effet que le modèle d’exercice du ministère des prêtres ne peut plus être comme hier. Il nous faut imaginer comment ce ministère peut être vécu aujourd’hui dans la fidélité à ce qu’il signifie profondément. La mise en place d’équipes pastorales, par exemple, doit permettre aux prêtres de vivre pleinement leur ministère dans les circonstances d’aujourd’hui.

Pour une Église qui déploie la diversité des ministères et des charismes

Si les prêtres sont les premiers responsables de la vie pastorale de l’Église, la vie pastorale ne se définit pas autour des prêtres, mais autour d’une communauté et de la mission des baptisés au sein de cette communauté. Nous devons veiller à ce que la tâche ecclésiale soit partagée, donner place à la diversité des charismes dans l’Église, et travailler à une nouvelle articulation des différents ministères.

Ces perspectives permettent aussi de penser la mission diaconale comme figure du Christ « Serviteur », et d’éviter de voir dans ce ministère une suppléance au manque de prêtre.

Pour une Église qui reste proche de tous.

Le terme de la mission est que « tous les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10,10). Il est important que le lieu de la vie ecclésiale soit en proximité du terrain humain. C’est pourquoi nous privilégions aujourd’hui l’option « ensemble paroissiaux » (voir définition en page 3) par rapport à l’option « grandes paroisses », et à situer le lieu d’exercice de la charge pastorale au niveau de ces ensembles paroissiaux.

Pour une Église où la vie l’emporte sur la structure

Ces convictions dessinent la ligne de fond dans laquelle nous nous reconnaissons. Pour les mettre en œuvre, il est nécessaire de se donner des moyens, une organisation… en lien avec la situation actuelle de l’Église qui est dans l’Aube. Nous désirons cependant ne pas nous enfermer dans un modèle figé et immuable. Il est important que nous laissions place aux évolutions de la vie, aux particularités des secteurs.

Au service de ces convictions : des moyens

Pour mettre en œuvre ces convictions, il faut aussi nous donner les moyens d'une organisation cohérente, et définir les termes utilisés.

Les ensembles paroissiaux

Le diocèse de Troyes est constitué de 425 paroisses canoniquement érigées. Un ensemble paroissial est le regroupement d'un certain nombre de ces paroisses. Il équivaut à une paroisse canonique (Cf. ordonnance épiscopale du 29/6/1988). L'ensemble paroissial est le lieu d'exercice de la charge pastorale.
La composition des ensembles paroissiaux doit donc :
• Tenir compte des réalités socio-économiques (commerces, scolarité, loisirs...), des liens existant entre les communes, des liens existant entre les habitants (liens humains et liens créés par l'histoire ecclésiale).
• Avoir un territoire suffisamment vaste, afin que la communauté humaine soit consistante, que les chrétiens soient assez nombreux pour y permettre une réelle vie d'Église et que la communauté y soit apte à exercer toutes les responsabilités de la charge pastorale.
• Permettre une réelle proximité, que les centres de vie et de décision de la communauté soient réellement « locaux ».
En fonction de ces critères, les limites de certains ensembles paroissiaux pourraient être à revoir. Les responsables locaux, en lien avec le doyen, feront alors des propositions à l'évêque. De plus, certains ensemble paroissiaux « de fait » ne sont pas encore définis canoniquement. Il convient, dans ces cas, de faire le nécessaire pour une reconnaissance officielle.

Les équipes pastorales et les équipes d’animation paroissiale

Il s’agit du lieu de « gouvernement » des ensembles paroissiaux.

L’équipe pastorale est une équipe de laïcs à qui l’évêque confie une « participation à l’exercice de la charge pastorale » en collaboration avec un prêtre que l’on appelle « modérateur » (Canon 517.2 du code de droit canonique). Cette équipe, avec le prêtre qui l’accompagne, est nommée par l’évêque et porte la réelle responsabilité de la vie et de la mission de l’Église sur l’ensemble paroissial. Ces équipes signifient la nécessaire collaboration entre prêtres et laïcs dans la prise en charge de l’Église. Dans tous les cas, le prêtre « modérateur » reste, au titre de son ordination et de sa nomination, le premier responsable de la vie et de la mission de l’ensemble paroissial. Les équipes pastorales sont actuellement nommées pour un mandat de deux ans renouvelable.

Un curé et une équipe d’animation paroissiale (E.A.P.). L’équipe d’animation paroissiale est une équipe de laïcs mise en place à l’initiative du curé de l’ensemble paroissial pour être associée à sa tâche de gouvernement. Il s’agit là aussi de signifier cette nécessaire collaboration entre prêtres et laïcs dans la prise en charge de l’Église.

Il est demandé que dans chaque ensemble paroissial soit mise en place une équipe pastorale ou une équipe d’animation paroissiale.

Les conseils :

Le conseil pastoral paroissial est un groupe de laïcs qui porte, avec les responsables du gouvernement de la paroisse, le souci de la vie et de la mission d’une communauté chrétienne. Ils sont des « veilleurs » qui prennent en compte la vie des habitants du secteur, réfléchissent sur la manière dont la communauté remplit (ou pas) sa mission, et proposent des orientations à la pastorale locale.
Cette instance doit se situer en vis-à-vis de l’instance de gouvernement de la communauté (et ne pas se confondre avec elle). Il s’agit d’aider les responsables de la communauté à discerner les appels des hommes et de Dieu. Il semble qu’un minimum de 4 rencontres par an soit nécessaires pour être fidèle à cette mission.

Le conseil pour les affaires économiques de la paroisse a pour but d’aider les responsables du gouvernement de la paroisse à administrer les biens de celle-ci. Son existence est rendue obligatoire (code de droit canonique c. 537).

Les doyennés

Ce sont des lieux de coordination au service de la mission des ensembles paroissiaux. Ils aident à une communion, une cohérence, et à une efficacité pastorale.

La responsabilité de la coordination d’un doyenné est confiée au doyen, nommé par l’évêque. Dans chaque doyenné se retrouvera régulièrement une équipe de coordination de doyenné, composée des prêtres et des animateurs laïcs en pastorale en mission sur les ensembles paroissiaux et sur le doyenné, ainsi que de représentants de chaque équipe pastorale et/ou équipe d’animation paroissiale.

Cette équipe sera attentive 
• à la vie des différents ensembles paroissiaux, 
• à la vie des réalités « transversales » existantes sur le doyenné, en lien avec les services, mouvements… 
• et travaillera 

• à la recherche et à la mise en œuvre des collaborations nécessaires, 
• à assurer la cohérence des décisions prises dans les divers ensembles paroissiaux.

Le lieu d’exercice de la charge pastorale est situé au niveau des ensembles paroissiaux. L’équipe de coordination de doyenné veillera donc à respecter les responsabilités confiées à ces ensembles paroissiaux, tout en étant force de proposition.

À l’origine, le but des doyennés était d’être un lieu où les prêtres pouvaient réfléchir ensemble aux questions liées à leur mission. Cette nouvelle mission qui leur est confiée, la mise en place des « pays », la nécessité de coordinations plus larges, pourront emmener parfois à redéfinir la géographie de certains doyennés. Ces questions seront d’abord abordées entre doyennés voisins, puis travaillées avec l’évêque.

Des questions qui restent a approfondir

• Les réalités sont différentes d’un point à l’autre du diocèse. Le but de ce texte n’est pas de vouloir tout uniformiser. Par contre, il est important de travailler à la cohérence de ce que nous mettons en place. Les objectifs indiqués ci-dessus indiquent la direction dans laquelle nous voulons avancer. Certains lieux y arriveront plus vite que d’autres. Dans d’autres lieux, il faudra les adapter à la réalité du territoire. Mais il est important que ces décisions ne soient pas prises de manière isolée.

• Ce document doit aussi nous aider à harmoniser notre vocabulaire. Il est plus facile de travailler ensemble quand les expressions utilisées ont le même sens pour tous, et désignent la même réalité.

• Le rassemblement des chrétiens et l’eucharistie sont nécessaires à la vie de la communauté. Comment le vivre aujourd’hui ?

• Certains doyennés réfléchissent sur l’intérêt de mettre en place des structures de travail en commun intermédiaires entre les ensembles paroissiaux et les doyennés. Des lieux de coordination privilégiés entre ensembles paroissiaux proches, de responsabilités effectives de prêtres, diacres ou d’animateurs laïcs en pastorale… Des structures sont à imaginer en fonction des habitudes de travail existantes, des liens effectifs, des besoins… Il est nécessaire que lorsque de telles structures intermédiaires se créent, leurs liens avec les ensembles paroissiaux et le doyenné, ainsi que les responsabilités des uns et des autres, soient clairement définis.

• Il se révèle parfois difficile de mettre en œuvre sur un même ensemble paroissial une équipe pastorale (ou une E.A.P.) et un conseil pastoral. Il est pourtant important que ce lieu de conseil existe, même s’il est parfois un peu dérangeant. Ce conseil pastoral trouvera peut-être alors sa place au niveau d’un doyenné (mais il sera alors important que les équipes pastorales soient présentes dans ces lieux de conseil). Nous devons aussi apprendre à valoriser d’autres lieux de vérification, tels les rencontres de relais et les assemblées paroissiales.

• Un autre chantier à approfondir est celui du « lieux de travail » des animateurs laïcs en pastorale. Doivent-ils se situer d’abord au niveau des ensembles paroissiaux, des doyennés, de structures intermédiaires ?

Quelques documents :

• Concile Vatican II : Constitution dogmatique sur l’Église (Lumen gentium), Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps (Gaudium et spes), décret sur l’apostolat des laïcs (Apostolicam actuositatem), décret sur le ministère et la vie des prêtres (presbyterorum ordinis)
• Exhortation apostolique « Annoncer l’Évangile » (Evangelii Nutiandi), Paul VI, 1975
• Exhortation apostolique « Les fidèles laïcs » (Christifideles laici), Jean-Paul II, 1988
• « Conseil pastoral » ; document proposé par le conseil presbytéral, 21 septembre 1981
• « Ordonnance sur les ensembles paroissiaux » ; P. Fauchet 29 juin 1988, ainsi que l’éditorial de « Eglise de Troyes » du 21 juillet 1988
• « Ensembles paroissiaux » ; B. Savourat, mai 1989
• « Normes provisoires d’application pour les conseils pastoraux paroissiaux » ; P. Fauchet, 17 mai 1990
• « Pour servir l’élan missionnaire de l’Église qui est dans l’aube » et « Au service de la mission, des conseils et des équipes » ; P. Daucourt, novembre 1995

Quelques précisions concernant la vie des équipes pastorales

L’expérience acquise ces dernières années avec la mise en place d’équipes pastorales et la recherche actuelle autour d’une formation pour les membres des équipes pastorales, font ressortir quelques questions auxquelles il est important de donner des réponses.

Pourquoi privilégier la mise en place d’équipes pastorales, alors que d’autres options sont possibles (par exemple la mise en place de grandes paroisses) ?

Le document ci-dessus souligne que la vocation de chaque chrétien est d’être associé à la vie, au fonctionnement, à la mission de l’Église. C’est pour que cela puisse être pleinement vécu que le choix a été fait dans l’aube de situer le lieu de l’exercice de la charge pastorale en proximité de la vie des communautés chrétiennes. D’où l’option « ensembles paroissiaux de petite taille » plutôt que l’option « grandes paroisses ». Se pose en même temps la question du mode d’exercice de cette charge pastorale. Là aussi, c’est le désir que les chrétiens puissent être pleinement associé à l’exercice de cette charge qui conduit à privilégier ce que nous appelons les équipes pastorales.

Quelles sont les responsabilités d’une équipe pastorale ?

L’équipe pastorale, avec le prêtre « modérateur » qui l’accompagne, porte la pleine responsabilité de la charge pastorale sur l’ensemble paroissial qui lui est confié. Pour certains domaines de cette responsabilité, elle peut travailler en collaboration avec d’autres ensembles paroissiaux, en doyenné… mais cela ne signifie pas qu’elle n’est plus responsable.

Quelles sont les responsabilités de chacun dans une équipe pastorale ?

C’est l’ensemble de l’équipe, avec le prêtre qui l’accompagne, qui participe à l’exercice de la charge pastorale. Chaque équipe ensuite pourra trouver des moyens pour s’organiser, en se répartissant les différentes directions de la mission, mais c’est bien l’équipe en tant que telle qui reste responsable. De même le prêtre, de par son ordination et la mission de modérateur qui lui a été confiée, a une place et une responsabilité spécifique dans l’équipe (voir p. 2). C’est cela qu’il nous faut apprendre à mettre en œuvre, sans opposer les uns et les autres.

Comment sont nommés les membres d’une équipe pastorale ?

Dans notre diocèse, les membres des équipes pastorales sont nommés par l’évêque, après consultation de la communauté locale.

Quel est le lien entre l’équipe pastorale et l’équipe de coordination de doyenné ?

Les doyennés sont des lieux de coordination au service des ensembles paroissiaux. Leur but est d’aider les ensembles paroissiaux à être fidèles à leur mission, et non de décider à leur place. Pour que cela soit efficace et bien vécu, il est nécessaire que chaque équipe pastorale s’investisse dans la vie et le fonctionnement de l’équipe de coordination de doyenné, et que l’équipe de coordination de doyenné respecte la responsabilité confiée aux équipes pastorales.

Quelle est la place du diacre dans une équipe pastorale ?

Le diacre est ordonné pour être signe du « Christ Serviteur ». Son ordination ne le conduit donc pas d’abord à prendre la responsabilité d’un ensemble paroissial. Mais, en même temps, le diacre fait partie d’une communauté chrétienne, dans laquelle il a ses racines, dans laquelle il vit, dans laquelle il a des responsabilités… C’est à ce titre qu’il pourra parfois faire partie d’une équipe pastorale.

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