Pèlerinage de Lourdes - Onction des malades - Podium le Samedi 26 août 2017 | Diocèse de Troyes

Pèlerinage de Lourdes - Onction des malades - Podium le Samedi 26 août 2017

 

Homélie                           Mt 23, 1-12

 

Le Seigneur a fait pour nous des merveilles. Parfois nous attendons de lui qu’il soit le tout puissant qui fasse des miracles, qui réalise pour nous ce que nous attendons et nous sommes frustrés et déçus quand cela ne se passe pas comme nous l’attendions. Et très vite nous nous demandons si Dieu nous aime vraiment.

Dans ce passage d’Evangile, Jésus vient nous rappeler ce que veut dire « aimer vraiment ». Aimer vraiment c’est se mettre à la disposition de celui qu’on aime, pour le faire grandir, pour lui permettre de vivre ce qu’il a besoin de vivre, pour faire de lui cet homme debout pleinement accompli. Et Jésus nous rappelle que c’est ainsi que Dieu nous aime. Toute sa tendresse pour l’homme il la déploie en se faisant serviteur, en se faisant petit, en s’humiliant pour que l’autre grandisse. Autrement dit Dieu n’impose pas son amour, il n’écrase pas par sa toute-puissance en nous obligeant à nous plier à sa loi. Il veut être à la disposition de notre croissance.

Et cela il nous l’a montré à travers Jésus qui est venu au milieu des hommes en se faisant serviteur. Il était Dieu, il s’est mis à genoux devant ses disciples et comme il a dit à Pierre : « Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de part avec moi », c’est-à-dire tu ne pourras pas être pleinement toi-même, tu ne pourras pas être un enfant de Dieu.

La manière dont Dieu aime, nous pouvons la voir ici à Lourdes. Dans l’Hospitalité, il y a deux manières d’aimer les malades. Une première c’est de déverser sur eux tous nos trésors de générosité, de dévouement, avec les meilleures intentions du monde, pour leur faire du bien, pour leur donner du bonheur. Rien à redire à cela, mais ce n’est pas de cette manière d’aimer que Jésus nous parle. L’autre manière d’aimer, c’est de se mettre à la disposition du malade et du handicapé pour lui permettre de vivre et de se réaliser pleinement. Nous, nous avons à nous effacer devant celui que nous aimons pour que ce soit sa vie, sa croissance, son bien qui comptent avant tout.

Ce que nous rappelle l’Evangile, c’est que les règles des hommes sont parfois écrasantes, même écrasantes de bonté et de bonne volonté, tandis que l’amour de Dieu est libérateur et permet à l’homme d’accéder à sa pleine dignité d’homme. Chers amis qui allez recevoir dans un instant le sacrement des malades, sachez que ce sacrement est un des signes de l’amour libérateur de Dieu. Dieu vient se mettre à votre disposition pour vous faire le bien dont vous avez besoin, pour vous faire grandir, pour vous donner l’espérance. C’est la raison pour laquelle vous pouvez le recevoir plusieurs fois. Dieu vient se mettre au service de notre épanouissement d’homme et de croyant. Disons-lui merci pour cette manière de nous rendre libres et de nous rendre grands. Et puissions-nous tous à Lourdes apprendre cette manière d’aimer.

+ Marc Stenger
Evêque de Troyes

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