Baptême de la Promotion 2016-2017 Promotion Monseigneur Rodhain - Lycée Saint François de Sales le 18 mai 2017 | Diocèse de Troyes

Baptême de la Promotion 2016-2017 Promotion Monseigneur Rodhain - Lycée Saint François de Sales le 18 mai 2017

 

Homélie                             Mt 20, 20-28

Chers amis jeunes,

En écoutant ce passage d’Evangile, n’avez-vous pas pensé à vos mamans ? Elles aussi veulent que leurs enfants réussissent. Elles aussi les rêvent à de bonnes places. Elles aussi les verraient bien ministres, président, banquier, directeur ou directrice.

Jésus n’est pas choqué par la démarche de la mère des fils de Zébédée. Au contraire il la pousse à parler. Mais aussitôt après il se tourne vers les fils. Il ne leur demande pas : « Etes-vous d’accord avec ce que souhaite pour vous votre mère ? ». Il leur demande : « Voulez-vous me suivre et qu’est-ce que vous êtes prêt à engager ? Jusqu’où vous êtes prêts à aller ? ». Et il accueille leur réponse généreuse.

La question de Jésus aux fils de Zébédée un jour comme celui du baptême de la promotion 2016-2017 est une invitation à vous tourner, à nous tourner vers l’avenir. La question est : qu’est-ce que vous êtes prêts à investir pour être un homme et une femme utiles à la société, au service du bien commun, attentifs aux plus pauvres, soucieux de justice, disciples du Christ ? C’est de cela qu’il s’agit. Vous avez des talents, des forces et quelques petites faiblesses, qu’allez-vous en faire, non pas pour devenir ministres, mais pour faire le bien là où vous serez.

Et dans la réponse de Jésus, il y a une indication, chers amis de la promotion 2016-2017, pour vous et pour nous tous. « Ma coupe, vous y boirez », dit-il. Il exprime ainsi un appel à être solidaire avec lui. Il nous appelle à suivre son chemin qui est un chemin d’amour et de don de soi. Il nous indique qu’il est avec nous, qu’il marche avec nous sur ce chemin, que l’aventure de l’engagement de notre vie est une aventure commune avec lui, dans laquelle il nous porte et nous soutient.

Le « oui » des deux frères était généreux. Il veut qu’ils aient conscience que c’est un « oui » qu’il faut assumer avec tout ce qu’il recouvre, tout ce qu’il comporte comme obstacles. Nous devons nous mettre en route avec nos faiblesses et nos fragilités. Nous mettre en route n’est pas simplement une adhésion extérieure, superficielle, mais c’est l’engagement de tout nous-même. On peut réussir des examens en faisant le minimum requis, mais on ne peut pas réussir la vie en ne faisant que le minimum requis. Il faut y être tout soi-même, oui et non, extérieur et intérieur. Voilà ce que Jésus propose et c’est ce qu’il dit ce jour-là aux deux frères, et c’est ce qu’il nous dit aujourd’hui. Ils ont donc été libres de devenir par rapport à eux-mêmes. Pour nous aussi tout est dévoilé par le Christ, la grandeur et la gravité de la route qui s’ouvre devant nous. Vous aussi vous pouvez donc vous déterminer non pas par rapport aux ambitions de vos mamans, non pas par rapport à des rêves et des représentations sociales, mais par rapport à vous-mêmes, par rapport à ce que vous êtes en vérité.

C’est ce qui devient possible si vous vous mettez sous le regard du Christ et sous le regard bienveillant du frère. Une des grâces de la route c’est qu’on n’est pas seul, on marche avec d’autres : pour vous ce sont vos amis de la promotion, pour vous ce sont les personnes pour lesquelles vous allez vous engager. Ce n’est pas anodin, - - la Présidente du Secours Catholique vous l’expliquera tout à l’heure – d’être la promotion Mgr Rodhain, fondateur du Secours Catholique. Ses membres sont des personnes qui s’engagent comme vous et avec vous pour le bonheur des autres. Le danger de la route, c’est qu’elle soit vécue en terme de concurrence, ce qui n’est pas imaginable, quand on sait qu’on va tous boire la même coupe.

+ Marc Stenger
Evêque de Troyes

Newsletter

Restez informés, inscrivez-vous à notre lettre mensuelle!

Partenaires