TÉMOIGNAGE DE SOEUR SABINE VOIRIN : Comment je vis la fête de Pâques | Diocèse de Troyes

TÉMOIGNAGE DE SOEUR SABINE VOIRIN : Comment je vis la fête de Pâques

Pour une sœur du Très Saint Sauveur, c’est une chance que d’avoir la parole ou la plume (ou le clavier !) pour partager comment je vis la fête de Pâques. En effet, la fête de Pâques est au cœur de notre spiritualité orientée vers le mystère du Salut. D’ailleurs, la devise inscrite sur nos croix reprend une citation d’Isaïe (12, 3) « Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut. ». Ainsi, Pâques est pour moi une invitation à la joie, à l’exultation même. La mort est vaincue, le mal est vaincu ! Pâques me le rappelle quand je suis tentée de l’oublier. Pâques fait grandir mon espérance. Mais si Pâques m’invite à fixer mon regard sur Celui qui nous sauve, qui nous entraine avec Lui dans la vie nouvelle, c’est pour entrer dans une relation plus profonde et plus vivante avec le Christ, c’est pour puiser davantage aux sources du salut. Et je n’attends pas le jour de Pâques pour essayer de le vivre ! Pâques n’est donc pas pour moi la fête d’un seul jour, c’est une réalité du quotidien que je suis invitée à incarner, à vivre et à faire vivre. C’est une réalité sur laquelle je peux m’appuyer dans les situations de détresse ou d’angoisse qui me sont confiées ou dont je suis témoin. Pâques, c’est l’antidote de la désespérance, le contrepoison de la désespérance. Pour revenir à la fête de Pâques elle-même, je voudrais dire encore quelques mots pour partager ce qui me touche. Dans nos communautés chrétiennes, religieuses, nos familles, nous essayons de vivre le Carême comme un temps de conversion. Nous prenons notre courage à deux mains pour regarder honnêtement ce qui, en nous, refuse, détourne, rejette ou abîme l’Amour et nous allons confier cela à la miséricorde du Seigneur. En général, nous ne sommes pas très fiers… Et voilà qu’à Pâques, nous nous retrouvons ensemble à l’église après ce temps un peu âpre du Carême et nous fêtons la Résurrection de Celui qui est mort pour nos péchés. Quel soulagement ! Ouf, nos péchés n’ont pas et n’auront jamais le dernier mot. J’aime, à la veillée pascale, regarder les visages de ceux qui m’entourent et penser en moi-même « Dieu a voulu notre salut à tous. » et je me réjouis. La joie est bien plus grande quand elle est partagée ! Alors bonne fête de Pâques ! Sabine Voirin, soeur du Très Saint Sauveur

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