Animatrice en camp M.R.J.C. | Diocèse de Troyes

Animatrice en camp M.R.J.C.

J’ai commencé à fréquenter les camps du diocèse dès l’âge de 8 ans en participant au camp « école de Prière ». Puis j’ai continué par des camps à Lourdes, camp à la Maladière, différents camps MRJC (itinérant et chantier de jeunes bénévoles). J’ai toujours aimé l’ambiance qui y régnait, en plus de ça, les animateurs étaient sympathiques. C’est pourquoi je me suis dit qu’animer, ça devait être pas mal. En plus, j’avais un peu l’expérience de l’animation par les retraites de profession de foi. J’ai donc passé mon BAFA quand j’ai eu 17 ans pour pouvoir être animatrice à mon tour. Le premier camp que j’ai animé était un camp chantier MRJC, en animatrice bénévole, bien sûr. L’expérience était nouvelle, et m’a apporté beaucoup. J’ai appris à mener un groupe, à prendre quelques décisions, animer des veillées, des jeux… être présente pour les jeunes que j’animais. Etre animateur, c’est être à l’écoute des jeunes, être là pour eux, et ne pas penser à autre chose qu’à mener un camp dans de bonnes conditions jusqu’au bout. C’est mettre le reste de sa vie entre parenthèses le temps d’un camp et de rencontrer de nouvelles têtes, de nouvelles personnalités, de nouveaux amis, que ce soit parmi les animateurs ou parmis les jeunes. Car on garde souvent contact après les camps, et puis on se retrouve les années suivantes pour d’autres camps. Etre animateur, c’est aussi partager avec d’autres personnes, des gens avec qui on a des valeurs en commun, sur qui on peut compter et avec qui on peut avoir des expériences, des souvenirs communs (qui sont toujours très bons). D’autre part, j’ai rejoint le CA (conseil d’administration) du MRJC de l’Aube, car j’aime l’ambiance qui règne au MRJC, et je la trouve unique, l’ayant acquise par les camps et pendant les temps forts tels que la journée de lancement ou l’assemblée générale. Les gens y sont tous pareils tout en étant très différents. C’est en plus une très bonne place pour tout savoir sur l’organisation et la préparation, ce qui permet de connaître tous les côtés du camp. C’est-à-dire la recherche du lieu, des animateurs, des subventions … La face cachée des camps. Je pense que l’ambiance dépend entre autre du statut des animateurs. Pour être animateur, il est indispensable d’avoir un petit grain de folie. Les animateurs qui sont rémunérés « travaillent » pour quelque chose au final, pour un salaire. Quand on est bénévole, on anime pour le plaisir d’animer sans attente en retour, pour les autres et aussi pour soi, ce qui est très différent et peut donc être perçu différemment par les gens de l’extérieur, ou par les jeunes animés. C’est pour ça que je suis animatrice bénévole. En plus, il faut donner la meilleure image de soi possible pour que les gens en gardent un bon souvenir. C’est important pour le statut des camps, pour leur réputation, afin que l’on ait envie d’y retourner, ou encore d’en parler à des amis. Ainsi, je crois qu’être animateur bénévole est une très bonne expérience, que ça apporte beaucoup et que ça permet une approche différente des gens, de la vision de l’animation et de l’ambiance qui en résulte. Je suis prête à recommencer. Maud Depoisson [Retour au dossier camps d'été ... ► ->art 1770] ---- Cet article est extrait de la revue "Eglise dans l’Aube" n° 6 de juin 2010. Rédaction & Administration : "La revue Catholique" 10 rue de l’Isle 10000 Troyes tel 03 25 71 68 04 - [Écrire->revuediocese@catholique-troyes.cef.fr] parution mensuelle Abonnement 25 €

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