Année sacerdotale : La Fraternité "Jesus-Caritas" | Diocèse de Troyes

Année sacerdotale : La Fraternité "Jesus-Caritas"

De nombreux prêtres du diocèse se retrouvent en fraternités spirituelles. Au cours de cette année sacerdotale nous leur demanderons de nous partager un peu de ce qu’ils y vivent. Ce mois-ci nous vous présentons le témoignage des fraternités « Jesus-Caritas » Nous faisons un certain nombre de constats : • beaucoup de choses s’accumulent dans nos emplois du temps, • si l’on pense détente, nous pouvons être tentés de croire que c’est du temps volé à la mission… • plus les agendas sont remplis, moins il y a de temps pour des rencontres « gratuites », pour la prière. A peine le temps de faire vivre ce qui existe… alors encore moins le temps pour les petits et les plus pauvres. Au coeur de cette vie une conviction nous anime : l’importance d’une vie fraternelle entre prêtres : • pour prendre le temps de se dire notre vie d’homme avec nos questions et nos choix. • pour prendre le temps d’une « relecture de vie apostolique » • pour prendre le temps de refaire notre équilibre physique, intellectuel et spirituel. Pour ce faire, nous choisissons la « Fraternité Jésus-Caritas » ; • la Fraternité « à cause de Jésus et de l’Evangile » inspirée du charisme du Frère Charles de Foucauld : lieu où chacun se sent reconnu, accepté tel qu’il est, avec tout ce qui fait sa vie, où les différences sont respectées et accueillies. • une fraternité qui se retrouve régulièrement pour un partage de tout ce qui fait la vie, qui veut vivre un temps de ressourcement (« de désert ») « pour reconnaître l’Absolu de Dieu dans notre vie » (Ch. de Foucauld). • une fraternité qui se nourrit de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie – pour redynamiser notre manière d’être prêtre aujourd’hui – pour revitaliser notre solidarité avec les « petits » et notre attention à toutes les formes de pauvreté. L’esprit et la vie du Frère Charles de Foucauld sont notre fil rouge, lui qui a toujours recherché à vivre, à la fois, l’absolu de Dieu et la fraternité universelle, en particulier avec les plus pauvres … Père Jean-Marie Raby N.B : Douze prêtres de l’Aube se retrouvent en deux « fraternités ». ---- Témoignage J’ai ouvert mon cahier de FRAT, et c’est en fait toute ma vie de prêtre que j’ai pu y relire, quasiment depuis mon ordination. Un petit signe qui me rappelait que la FRAT, ce n’est pas seulement des rencontres mensuelles, mais que cela colore l’ensemble de mon ministère. J’ai été attiré assez tôt par la personnalité de Charles de Foucauld. Je ne sais pas si c’était son caractère entier, sa soif d’absolu, sa vie qu’il voulait toute entière tournée vers Dieu, l’importance qu’il donnait à l’Eucharistie dans sa vie. Tout cela, il l’a toujours vécu en tension, la réalité ne correspondant jamais à ce qu’il souhaitait. « Père, je m’abandonne à toi ». Toujours, il s’est remis à l’ouvrage, demandant au Seigneur ce qu’il attendait de lui. Un autre aspect de Charles de Foucauld m’a aussi marqué : un chemin toujours possible avec Dieu. Sa jeunesse n’a pas été un exemple de droiture et de vertu. C’est pourtant là que Dieu est venu le chercher. C’est à partir de là qu’il est devenu la grande figure que nous connaissons aujourd’hui et à laquelle se réfèrent tant de personnes. Voilà ce qui m’accompagne et me guide dans ma vie de prêtre aujourd’hui. Les rencontres de fraternité sont l’occasion à chaque fois de faire le point sur ma manière d’être prêtre aujourd’hui. Point avec Dieu pendant le temps de désert. Point avec mes frères prêtres du diocèse pendant le temps de partage. Puis me recentrer sur l’essentiel, écouter et recevoir, pendant l’adoration et l’eucharistie, avant de repartir là où Dieu m’attend. Sans oublier bien sûr la convivialité et le soutien que nous vivons ensemble. Je vis ces rencontres comme des temps de pause, des temps qui nourrissent, des temps qui envoient pour la suite. Il a fallu beaucoup de temps à Charles de Foucauld pour se laisser modeler par Dieu. Ses ardeurs du début étaient certes généreuses, mais pas toujours ajustées. Le chemin a été long pour lui. Il le sera certainement encore plus pour moi. Ce cheminement en fraternité est un moyen qui m’est donné pour avancer aussi sur ce chemin. A la lumière des intuitions de Charles de Foucauld, nous voulons nous entraider humblement à vivre en frères à la suite et au service du Christ. Père Jérôme Berthier ---- Cet article est extrait de la revue "Eglise dans l’Aube". Rédaction & Administration : "La revue Catholique" 10 rue de l’Isle 10000 Troyes tel 03 25 71 68 04 mail : revuediocese@catholique-troyes.cef.fr parution mensuelle Abonnement 25 € ©

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