La communauté Mission de France | Diocèse de Troyes

La communauté Mission de France

La Mission de France est présente dans l’Aube depuis plus de soixante ans. A la demande de notre évêque, Marc Stenger, une nouvelle équipe s’est formée. Son envoi a été célébré en octobre 2007. Ce dossier présente la Communauté Mission de France, la mission confiée à l’équipe de Troyes, ses propositions, des témoignages. La Mission de France est née en 1941 et, comme toute naissance, suite à une gestation. L’entre-deux guerres fut une belle période de créativité ecclésiale : un creuset d’où sont sortis, entre autres, l’action catholique et les Fils de la Charité, comme si, suite aux catastrophes humaines, culturelles et spirituelles que furent les deux guerres mondiales, l’Esprit était en travail pour un relèvement qui n’est pas encore fini. Une date et un livre symbolisent cette période de gestation. En 1934 l’abbé Godin écrit : « France : pays de mission ». C’est le début d’une prise de conscience, qu’en France, « des hommes et des femmes naissent, vivent et meurent loin de l'Église » comme le dira plus tard le Cardinal Suhard, qui fut à l’initiative de la Mission de France. Le monde ouvrier ainsi que certaines campagnes comme le Limousin, la Provence, la Champagne, ignorent l'Église quand ils ne la combattent pas. Est venue alors l’idée qu’il fallait former des missionnaires pour la France comme on le faisait pour les pays lointains. Ainsi l’acte fondateur de la Mission de France, est-il l’ouverture d’un séminaire, à Lisieux sous la protection de « la petite Thérèse », patronne des missions. Nous devons beaucoup au Cardinal Suhard, ainsi qu’au premier supérieur du séminaire de Lisieux, le Père Augros. Nous leur devons d’avoir pu être envoyés. Mais c’est « sur le terrain » que se découvre la mission. Et aujourd’hui nous ne relisons pas d’abord les écrits de ceux à qui nous devons la Mission de France. Nous relisons le chemin parcouru par nos aînés pour découvrir ceux qui s’ouvrent à nous. Les initiateurs ont eu des intuitions qui ont été vérifiées, critiquées, authentifiées dans la pratique. Et nous sommes toujours dans cette dynamique que nous appelons : « l’obéissance au réel ». Et parmi ces intuitions, il y a celle que la mission doit être confiée à une équipe. La Mission de France est devenue un diocèse, avec un évêque, des prêtres et maintenant des diacres, au service des diocèses, pour la mission de l’Eglise. Et comme tout service en Église, ce n’est pas pour être des spécialistes. Les diacres sont diacres pour que tous vivent au service de tous ; les contemplatifs portent la prière de l'Église, et ainsi de suite pour chaque vocation particulière. Dès les premiers temps, des laïcs ont rejoint les prêtres de la Mission de France, attirés par leur façon de vivre la mission en équipe, en partageant au plus près la vie de ceux auxquels ils sont envoyés, par le travail, la vie associative, l’habitat. En partageant aussi « les joies et les peines des hommes de ce temps », en apprenant leur « langue maternelle », en contemplant patiemment l’Esprit déjà à l’oeuvre chez ceux vers qui ils sont envoyés. Enfin en attendant le temps qu’il faut pour que la parole leur soit donnée, et en rendant compte de tout cela à l'Église qui envoie. Pour accueillir ces laïcs, en 2002, nous avons créé la Communauté Mission de France. A cette occasion nous avons voté un texte dans lequel nous nous sommes donné trois grands axes de travail. Je n'en donne ici que les titres qui n'ont qu'une valeur indicative : – rechercher dans les questions et les conflits qui travaillent ce monde, l'attitude juste selon l'Evangile. – vivre l'Église aux lieux de la rencontre et du dialogue. – interpréter la foi chrétienne pour aujourd'hui : il s'agit d'exprimer la foi que nous recevons de l'Église avec les paroles de vie que nous recevons des autres. Dominique Trimoulet

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