Delphine, une jeune de notre diocèse à Poznań pour préparer les rencontres européennes de Taizé | Diocèse de Troyes

Delphine, une jeune de notre diocèse à Poznań pour préparer les rencontres européennes de Taizé

Après être restée quelques mois à Taizé comme permanente, on m'a proposé de partir pour Poznań (Pologne) et de préparer la la rencontre européenne organisée par la communauté de Taizé. Arrivée à Poznań Je suis donc arrivée en Pologne, mi-septembre, avec neuf autres volontaires (de l'Italie, de l'Allemagne, du Danemark, de l'Argentine, de Suède et quatre autres français!), des frères de Taizé, des sœurs de saint André et des sœurs ursulines: une équipe prête à tout ! Nous nous sommes installés dans le centre de préparation (deux étages d'un immeuble au centre de la ville) avec l'aide des jeunes de Poznań, venus en nombre pour vider le camion. Dans les escaliers, chacun a aidé à porter un carton empli de casseroles, une table, des chaises, des rouleaux de moquette, du tissu orange... On a fait connaissance avec ceux qui, maintenant encore, viennent presque chaque jour nous donner un coup de main. On a aussi retrouvé ceux qui étaient venus à Taizé durant l'été. Quelle joyeuse ambiance !
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Au centre de préparation
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Le premier jour nous avons aussi décoré, aux couleurs de Taizé, l'église qui est à deux pas du centre et où nous avons une prière chaque jour avec les habitants de Poznań.

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La prière quotidienne dans l'église près du centre de préparation
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Prise de contact avec les paroisses d'accueil
Après avoir pris nos repères, il a fallu commencer à contacter les paroisses de Poznań et des alentours, une par une (chacun des volontaires étant responsable pour 2 ou 3 doyennés –NDLR un doyenné est un regroupement de paroisses), toujours avec l'aide des jeunes de la ville : une aide très précieuse pour téléphoner en polonais ! Et puis nous avons débuté les visites dans les paroisses. C'est alors que nous avons été confrontés à de petits problèmes pratiques par exemple il m'est arrivée de descendre du train à la mauvaise gare, d'être perdue au milieu de nulle part parce que des lignes électriques étaient tombées sur la route où le bus devait passer et qu'il a fallu continuer les derniers kilomètres à pied dans le noir et le froid… Mais toujours ces petits ennuis se sont vite résolus, et puis lorsque j'ai fini de visiter une fois toutes les paroisses, il y a eu moins de problèmes ! La première chose à faire dans les paroisses était de rencontrer les gens, de discuter et de voir qui pouvait et voulait aider à préparer la rencontre. Dans certaines paroisses nous nous sommes vite rendu compte que ce serait difficile ou même impossible (trop loin de Poznań, pas de jeunes motivés...). De ces paroisses, il y en a qui finalement se sont « réveillées » et où la rencontre promet d'être magnifique. Nous avons ensuite annoncé la rencontre dans les paroisses pour aider l'équipe de préparation à trouver des familles pour accueillir les jeunes qui arriveront de toute l'Europe. En Pologne, il n'y a pas seulement une messe le dimanche matin à 10 ou 11 heures. Mais c'est au minimum 5 ou 6 messes – le record dont nous avons connaissance étant 12 messes pour une paroisse ! Nous avons donc passé des dimanches entiers à parler de Taizé dans des églises remplies et même parfois débordantes, avec les portes ouvertes : immersion dans l'Église polonaise. Depuis fin novembre les visites dans les paroisses se font autour des détails pratiques pour la rencontre : Comment organiser la prière? Où faire l'accueil et la fête des nations ? A quelle heure sera la messe le 1er janvier… Maintenant il ne reste plus beaucoup de temps avant la rencontre mais les paroisses sont pour la plupart prêtes à l'accueillir.
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Rencontre dans une paroisse après la prière
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Mes impressions de l'Eglise polonaise…
Ce qui me marque le plus ? Pour l'instant je crois que c'est l'église polonaise, si différente et en même temps la même, que cette que l'on connaît en France. C'est une église tout en mutation. D'un côté, on voit la construction de nouvelles églises en périphérie de la ville, et de l'autre on entend que de moins en moins de personnes sont pratiquantes. Un prêtre un jour me disait son inquiétude face au manque d'engagement des paroissiens dans l'Église. Il disait que beaucoup viennent à l'église mais que peu agissent pour elle et avec elle, que les gens sont passifs lors des messes. Il disait aussi qu'il y a une grande distance entre l'Église et les gens. Une dame, que j'ai rencontrée dans une paroisse, me partageait sa peur : voir ses deux filles aller à l'église juste par tradition et pas trouver le sens profond de la foi. Elle voudrait qu'elles découvrent le Christ vivant en leurs vies. En discutant en toute simplicité hier avec deux polonaises et une française sur les différences entre l'église dans nos pays, la conclusion était qu'en France, même si peu de personnes vont à l'église, elles savent qu'elles sont l'Église. Avec les autres volontaires, on se dit que ces trois mois de préparation sont passés bien vite. Nous avons vécu tant de choses entre nous, avec les paroisses et avec ceux qui nous aident. Tout cela pour préparer une rencontre européenne, pour préparer la venue de Dieu dans le cœur de ceux qui viendront à Poznań pour cette fin d'année. Oui, ce temps concorde bien avec celui de l'Avent. La rencontre approche, tout comme Noël, et avec, encore beaucoup de belles expériences à vivre à Poznań, avant de rentrer à Taizé.
Delphine André
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L'équipe de préparation lors d'une sortie près d'un lac, alors qu'il faisait encore beau et chaud !
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---- Si cet article vous donne envie de partir à Poznań, il n'est peut-être pas trop tard, vous pouvez contacter : - Marie BLEUZE, 10000 TROYES, 06 42 83 54 75 - Jeanne BOYEZ, 10100 ROMILLY SUR SEINE, 06 42 11 76 68

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