Le carême pour les Soeurs du Monastère des Clarisses | Diocèse de Troyes

Le carême pour les Soeurs du Monastère des Clarisses

L’Église dans l’Aube : Que signifie le carême pour les Soeurs Clarisses ? Les Soeurs Clarisses : La réponse, que nous voulions préparer, nous a engagées à prier, à parler ! Pendant ces 40 jours, chaque Soeur voudrait apprendre la vie d'un des Martyrs du diocèse de Troyes, qui ont pleinement vécu la Passion du Christ, qui ont donné leur vie pour que la foi soit répandue sur ce territoire où nous venons de nous réinstaller. Nous allons aussi prier tout spécialement pour les 24 catéchumènes de notre diocèse qui se préparent pour le baptème, à Pâques. Nous allons jeûner et donner aux pauvres, et nous allons laisser les paroles des saintes Écritures pénétrer nos coeurs. E.D.A : Quels que seront les temps forts ? Les Soeurs Clarisses : La réponse est dans nos bréviaires. Le jour commence chez nous par un temps d'oraison silencieuse devant le Très Saint Sacrement. Puis, le silence est rompu par la voix d'une Soeur qui lance un appel vers Dieu : Seigneur, ouvre mes lèvres. En faisant un petit signe de la Croix sur nos lèvres, nous répondons : et ma bouche annonçera ta louange. Depuis des siècles, les moines et les moniales du monde entier ont commencé la journée de cette manière et en chantant un psaume qui s'appelle l'Invitatoire. Ce psaume nous « invite » à entrer et à vivre dans la présence de Dieu. Les versets sont ponctués par une antienne qui change selon la saison ou la fête, et c'est là où nous avons trouvé notre « programme » pour ce carême 2008. «Aujourd'hui, ne fermons pas notre coeur, mais écoutons la voix du Seigneur». Voilà l'antienne que l'Eglise dans sa grande sagesse nous propose pour les quatre premières semaines du carême. Elle est bien connue : on la chante souvent pendant la Messe, on la connaît par coeur. Mais pendant ce temps sacré du carême, nous voudrions la laisser nous interroger sur la conversion intérieure. Elle est précise : aujourd'hui, c'est à dire maintenant. Elle est concrète avec ses verbes fermer et écouter. Elle est palpable avec ses noms coeur et voix. A chacune de la répéter, de la laisser pénétrer dans son coeur, de demander la grâce de faire jour après jour le choix d'ouvrir, d'écouter, de se repentir et de repartir. Avec le 5e dimanche de carême, l'Église nous tourne vers le Christ Lui-même, et l'antienne de l'Invitatoire devient : «les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu». Elle est intense. Elle nous tient. Elle nous centre sur un combat spirituel, très réel. C'est un combat bien connu par les Pères du désert, par les saints. C'est un combat où l’on reconnaît que les choix que nous faisons ont des conséquences définitives pour soi-même et pour les autres. Cette heure arrive pour chacun et on peut s'engager seulement à la suite de Jésus. Là encore, les mots sont vraiment concrets : «les yeux fixés sur notre guide, notre Sauveur». C'est un regard discipliné et direct : «entrons dans le combat». On a peur de cet engagement. Il nous semble même déroutant parce que le mot combat conjure en nous les violences, les guerres destructives. Mais le combat intérieur est un combat pour la vie. C'est une lutte contre nos tendances égoistes, orgueilleuses, d'où viennent les injustices que nous voyons partout dans le monde. On se sent petit devant ce combat, mais les yeux fixés sur Jésus Christ on prend courage, on s'engage. Le soir du Jeudi Saint commence le Triduum Pascal - la Pâque du Seigneur - Notre communauté se rassemblera au réfectoire ce soir-là pour le lavement des pieds. C'est une tradition monastique très ancienne. Toutes les soeurs, pieds nus, écoutent le récit de l'Evangile de Saint Jean, chapitre 13. Silence. La Mère Abbesse s'agenouille devant une soeur pour lui laver les pieds, et la communauté chante Ubi caritas. La Mère Abbesse lave les pieds de toutes les soeurs, l’une après l’autre, tandis que la communauté chante l'ancienne hymne en latin qui se traduit par : «où sont amour et charité, Dieu est présent». Toute notre démarche de carême nous dirige vers la Cêne où le Christ a commencé sa Passion. Ici, nous sommes en face du grand mystère de notre rédemption et l'Amour inestimable de Dieu. Avec Marie, nous suivons le Christ au Calvaire où Il consomme son sacrifice en se livrant pour nous. Nous descendons en silence dans le tombeau et dans nos coeurs, d'où surgira notre Sauveur réssuscité, notre Vie. E.D.A : Un message particulier pour les lecteurs d’Église dans l’Aube ? Les Soeurs Clarisses : Chers lecteurs et lectrices faites savoir autour de vous que tout le monde est cordialement invité à participer aux célébrations liturgiques dans notre chapelle et à prier devant le Très Saint Sacrement exposé toute la journée. Bonne montée vers Pâques ! Propos recueilli par Danièle Durantel ---- Chapelle 26, rue Mitantier à Troyes ouverte de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 Messe en semaine à 11h00 Messe du dimanche à 9h00 Liturgie des Heures Laudes 6h30 Tierce et Sexte 11h45 Lectures et None 14h00 Vêpres 17h30 (sauf le samedi 18h30) Complies 19h30 Retour Classeur : [cliquer ici->art998] ---- Cet article est extrait de la revue "Eglise dans l’Aube". Rédaction & Administration : "La revue Catholique" 10 rue de l’Isle 10000 Troyes tel 03 25 71 68 04 mail : revuediocese@catholique-troyes.cef.fr parution mensuelle Abonnement 25 €

Newsletter

Restez informés, inscrivez-vous à notre lettre mensuelle!

Partenaires