Le Secours Catholique | Diocèse de Troyes

Le Secours Catholique

Au quotidien… L’accueillir Ils sont Russes, Arméniens, Serbes, Africains, Malgaches ou d’ailleurs… lls ont quitté leur pays pour fuir la guerre, les massacres entre ethnies, les violences faites aux femmes et aux enfants, ou bien la misère économique. Ils viennent chercher refuge en France et, après un voyage semé d’embûches et s’être fait, bien souvent, abuser par des passeurs leur prenant toutes leurs économies et leur subtilisant leurs passeports, ils arrivent un peu perdus et très perturbés. Ils sont alors placés dans un foyer ou hébergés par des personnes de même origine. Et les difficultés commencent : ils doivent obtenir des papiers ! Ils se rapprochent d’associations et viennent au Secours Catholique. Nous les accueillons dans notre local, leur offrons un café et les recevons en tête-à-tête. Ils ont besoin de parler et petit à petit, la confiance se créant, ils racontent leur parcours, leur vie làbas “au Pays”, et les drames qu’ils ont subis. Ils ont besoin, tout d’abord, d’une oreille attentive et puis, ensuite, d’être guidés pour les démarches à entreprendre. Ils doivent se rapprocher de la Préfecture, monter un dossier pour les instances concernées si c’est une demande d’asile. Nous les conseillons de notre mieux et les rassurons. Et là, l’attente commence ! Bien souvent déboutés lors du premier examen, ils doivent entreprendre un recours et, en cas de nouveau rejet, un réexamen complet. Dès qu’ils sont déboutés, ils n’ont plus de ressources et ne peuvent compter que sur les associations pour disposer du strict minimum vital. Nous les voyons souvent. Ils viennent régulièrement nous faire part de leurs angoisses mais parfois, aussi, de leurs satisfactions comme la réussite scolaire de leurs enfants. Ces derniers, souvent, les accompagnent. Des jeux s’organisent, on entend des rires et la salle d’attente devient un lieu de convivialité et de chaleur avec, pour les adultes, un semblant de liberté qu’ils ne connaissent plus depuis longtemps. Nous avons l’impression de les voir revivre un peu. Ils ne sont pas autorisés à travailler et les journées sont longues ! Nous leur proposons de venir nous retrouver en dehors des permanences à des ateliers où ils peuvent apprendre ou progresser en français, voire en informatique. Il est important de leur faire comprendre que l’intégration passe impérativement par la pratique du français et qu’ils seront testés sur leurs connaissances avant de recevoir leur carte de séjour L’attente de réponse est souvent très longue. Mais quelle joie quand ils arrivent avec, pour commencer, un récépissé leur donnant l’autorisation de travailler. C’est un premier pas avant l’obtention de la carte de séjour. Nous mesurons le chemin parcouru depuis notre première rencontre et c’est un moment fort que nous partageons avec eux ! Thérèse et Jacqueline Accueil Général

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