Le M.R.A.P. | Diocèse de Troyes

Le M.R.A.P.

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)est une association créée en mai 1949, agréée d’éducation populaire et ayant statut consultatif auprès de l’ONU. A l’origine de la loi contre le racisme votée en 1972. Toutes les sensibilités de la société civile se côtoient, s’écoutent et se respectent. Si toute notre action se trouve définie dans notre intitulé, la tâche est ardue et tellement vaste lorsqu’il s’agit de la défense des droits de l’homme. La lutte contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations Des lois qui se durcissent et qui entraînent dans leur spirale infernale une multitude d’étrangers qui se retrouvent hors-la-loi, ce sont les «Sans Papiers ». Cet homme, cette femme – notre prochain – lorsqu’il n’a pas de papiers devient au regard de la loi un délinquant, qui lorsqu’il n’a pas pu effectuer les démarches nécessaires, se voit traqué pour être expulsé (dans un pays où il ne connaît souvent personne), sans ménagement (la télévision nous en montre assez régulièrement des exemples). Dans ces circonstances quelle place pour la parole de Matthieu : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » ? Nos interventions : accompagnement de personnes auprès du service des étrangers de la Préfecture, montage de dossiers de recours auprès des tribunaux (tribunal administratif en particulier). Certain(e)s de nos membres ont une connaissance approfondie de la loi (la bonne volonté qui caractérise souvent le bénévolat, dans ce cas, ne suffit pas). Nous sommes invités dans les établissements scolaires afin de sensibiliser les jeunes aux dangers du racisme, pour leur parler des discriminations dont certains sont les victimes toutes désignées (lorsqu’il s’agit de trouver un stage en entreprise). L’une de nos grandes réussites collectives, il y a quelques années, l’affaire Gisèle Fondio. Avec d’autres associations, syndicats, partis politiques, école privée, particuliers actifs, nous sommes entrés en résistance pour soutenir cette jeune mère de deux enfants menacée d’expulsion. L’attente de la régularisation a été longue (8 mois), mais pendant cette période que de beaux gestes de solidarité, de générosité, de désintéressement. La peur de l’incident, qui aurait pu tout remettre en question, oubliée, cet épisode de notre vie associative nous a fait continuer à croire en l’homme fut-il croyant ou incroyant. Madeleine Vial

Newsletter

Restez informés, inscrivez-vous à notre lettre mensuelle!

Partenaires