Témoignage de Didier Astier | Diocèse de Troyes

Témoignage de Didier Astier

C’est à la première personne du pluriel que je vais rédiger cet article, car si je suis le seul à être ordonné diacre le 28 octobre, cet engagement est celui de notre couple. Claire et moi sommes mariés depuis 26 ans et avons trois enfants : Aude, Thibault et Mathilde ; la famille s’est agrandie, en juillet dernier, avec Xavier, puisqu’avec Aude ils se sont donné le sacrement de mariage. Nous résidons à Saint-Julien-les-Villas depuis septembre 1993. Je travaille à la Sucrerie-Distillerie d’Arcis-sur-Aube. Nous avons habité précédemment en Seine-et-Marne, à Reims et à Auxerre, des régions «à betteraves». Claire, de formation agronomique, ne travaille plus, ou pour être plus exact n’a plus d’activité salariée, depuis la naissance de notre fille aînée. Cependant, le 1er septembre, elle a rejoint le Service de communication du diocèse. Notre relation à Dieu a toujours accompagné, plus ou moins intensément, notre vie à deux. Depuis notre mariage, nous avons fait partie d’équipes CMR, Notre-Dame, ACI, «Trois ans» et d’une équipe informelle de chrétiens. Ces équipes variées nous ont permis de ne pas «vivre en chrétien tout seul», leur nature étant liée aux opportunités qui se présentaient dans nos différents lieux d’habitation. En plus du ressourcement et des rencontres que cela nous apportait, une équipe permettait à notre vie de foi de ne pas s’endormir, de partager nos recherches, de lier des amitiés. Un des lieux privilégiés de notre vie d’Eglise est notre communauté paroissiale où, petit à petit, nous avons pris des engagements, il est vrai presque toujours en répondant à des appels, rarement en nous proposant. Plus récemment, nous nous sommes lancés dans l’aventure de la nouvelle équipe Mission de France qui se crée sur le diocèse : vivre l’Evangile avec ceux du dehors et apporter à l’Eglise ce que ces personnes ont à lui dire… Il y a 5 ans, lorsque nous avons reçu la lettre du CDD m’interpellant pour un éventuel engagement dans le diaconat permanent nous avons été plus que surpris : c’est quelque chose que nous n’avions pas imaginé, donc pas envisagé. Après une réaction épidermique, «ce n’est pas pour nous», nous sommes allés «voir» à la rencontre initiale et nous avons accepté dans un premier temps de nous poser la question. Mais que d’obstacles : disponibilité, agenda, temps que nous voulons préserver pour nos vies familiale et amicale qui nous sont primordiales, formation théologique très restreinte, spectre du «mari vicaire» pour Claire (entendez là un mari qui marie et baptise à longueur de week-end)….. Mais toutes ces réticences étaient, en définitive, de l’ordre du pratique. Nous avons fait un pas de plus, nous engageant dans la formation proposée, nous entourant d’une équipe de discernement et d’un accompagnement spirituel. Et c’est là que, petit à petit, la «conversion » s’est faite : le «faire» s’est transformé en «être», le lâcher prise, la confiance se sont installés… Et cet appel est maintenant reçu par notre couple comme une grâce. Les contraintes du départ demeurent, mais c’est heureux que nous nous engageons : la part d’inconscience étant tempérée par notre confiance en Dieu. Didier Astier [Retour page 1 du dossier->http://catholique-troyes.cef.fr/spip/spip.php?article880]

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