Rencontre avec Madame Bernadette Cacheux | Diocèse de Troyes

Rencontre avec Madame Bernadette Cacheux

L’Eglise dans l’Aube : Bernadette Cacheux, le 26 mai dernier, lors de la célébration qui clôturait la fête diocésaine, vous avez été envoyée pour faire partie du Conseil diocésain de Pastorale. Pouvez-vous nous dire comment vous êtes arrivée à ce service ? Bernadette Cacheux : J’ai d’abord été sollicitée pour faire partie d’un groupe de travail dont l’objet était de mettre en place le Conseil diocésain de Pastorale. J’ai intégré cette équipe lors de la deuxième année de sa réflexion. Et, pour être tout à fait franche, je ne me doutais pas du tout que notre Evêque appellerait ce groupe à devenir le premier Conseil diocésain de Pastorale. E.D.A : Selon vous, pourquoi vous a-t-on appelée ? Bernadette Cacheux : Je ne sais pas exactement pourquoi j’ai été appelée à faire partie du groupe de travail. Quelques raisons me viennent spontanément à l’esprit. D’abord mon travail : depuis dix ans, comme infirmière dans des structures sociales, je suis en proximité de jeunes en difficulté, de jeunes qui s’adonnent à la toxicomanie, à la prostitution, bref, de celles et ceux que Jésus voulait rencontrer en priorité. Ensuite je suis laïque et femme et dans un tel conseil diocésain, la sensibilité, le regard des laïcs et des femmes me semble important. Maman également de cinq garçons, de 23 à 35 ans, j’ai là encore de nombreuses occasions de questionnement, d’interpellations, de discussion par rapport à l’attitude de l’Eglise institution, par rapport à toutes les questions de société, à la pertinence et l’urgence d’annoncer et de vivre l’Evangile. Le fait, par ailleurs, d’être conseillère municipale d’une commune de la périphérie de Troyes me semble aussi une bonne façon d’être à l’interface de bien des situations. E.D.A : Pour vous, que représente le Conseil diocésain de Pastorale ? Bernadette Cacheux : Je me réjouis que l’Eglise de l’Aube ait le souci vraiment affirmé de la vie des gens ! Mettre ses dans les pas de Jésus, s’efforcer d’avoir son regard, son écoute pour être proche de tous, non pas dans une attitude de condescendance ou pour ramener dans le giron de l’Eglise, mais pour vivre avec, pour être avec. Trois mots peuvent qualifier selon moi ce nouveau conseil. Le Conseil diocésain de Pastorale est une chance, une ouverture, une exigence. Ce chemin de conversion de mon regard et de mon écoute demande, bien sûr, que j’aille continuellement puiser à la Source pour rester humble, éveillée et éveilleuse, proche et toujours en marche. Propos recueillis par Danièle Durantel [Retour->http://catholique-troyes.cef.fr/spip/spip.php?article903]

Newsletter

Restez informés, inscrivez-vous à notre lettre mensuelle!

Partenaires