Nous avons tous des défauts | Diocèse de Troyes

Nous avons tous des défauts

Un adolescent a écrit ces mots «Nous avons tous des défauts» au dos d'un panneau «sens interdit» et au pied d'un autre panneau «défense de stationner». C'est déjà bien qu'un jeune ait pris conscience qu'il avait des défauts, pas que des défauts, pas tous les défauts, et que les autres autour de lui avaient, aussi, des défauts. Dire que nous avons tous DES défauts signifie que nous avons tous aussi DES qualités ! Autre prise de conscience. Existe-t-il des êtres sans défauts ? Dans le Lévitique ainsi que dans le Livre des Nombres, il est question, en ce qui concerne les offrandes à Dieu, de gros ou de petits bétails sans défaut, de taureau sans défaut, de bélier sans défaut, etc... mais ils n'avaient tous qu'un défaut, c'est d'être offert à Dieu pour représenter celui qui offrait. Saint Pierre, dans sa première lettre, nous dit : «Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n'est pas l'or et l'argent, car ils seront détruits ; c'est le sang précieux du Christ, l'agneau sans défaut et sans tache. Dieu l'avait choisi dès avant la création du monde...» Avoir des défauts, ce n'est pas une catastrophe ! Mais il n'est pas interdit de travailler à faire disparaître certains de ces défauts. Par contre, il est interdit de stationner dans notre médiocrité en gardant précieusement nos défauts au chaud, ou peut-être au congélateur de peur qu'ils ne se perdent. Dieu nous regarde sûrement nous chamailler, chacun dans un désir profond que les autres autour de nous enlèvent, fassent disparaître leurs défauts qui entachent leur vie et les rendent insupportables. Cela est noble de vouloir que l'autre soit parfait ; mais ne serait-il pas encore plus noble de montrer l'exemple ? Jésus Christ, agneau sans défaut, peut et désire profondément nous aider à avancer, petit à petit, vers le «sans défaut», encore faut-il que nous reconnaissions les défauts qui sont en nous ! Par amour pour nous, il a fait don de sa vie, une vie sans tache. Il nous propose, si nous voulons vraiment agir par amour pour les autres, de travailler, avec son aide, à faire disparaître ce qui entache une vraie relation constructive. «Se faire plaisir», ce n'est pas mauvais en soi, sauf si l'on ne pense qu'à cela. Vouloir faire plaisir à l'autre demande de bouger en soi, de ne pas rester sur place, content de ce que l'on est. Vouloir atténuer l'effet de certains défauts, n'est pas une fin en soi, mais le désir de faire plaisir peut être très gratifiant pour la relation à l'autre, aux autres ! Dans la vie de couple, dans la vie de famille, au travail, dans nos communautés chrétiennes, il est tentant de pousser l'autre à supprimer ses défauts, qu'il (elle) devienne plus «aimable »... Regardons-nous dans un miroir, et posonsnous la question : «Qu'est-ce que je fais, moi, pour être plus aimable ? Quel défaut vais-je faire disparaître avec l'aide de Dieu ?» Ainsi, sans faire de bruit, sans critique inutile, comme Dieu le fait pour nous, j'aiderai l'autre à ne pas stationner sur son chemin de vie. Finalement, il est plus facile de cacher des défauts sur un visage avec des produits, que de cacher nos défauts en attaquant ceux des autres ! Père Jean Bouard ---- Cet article est extrait de la revue "Eglise dans l'Aube". Rédaction & Administration : "La revue Catholique" 10 rue de l'Isle 10000 Troyes tel 03 25 71 68 04 mail : revuediocese@catholique-troyes.cef.fr parution mensuelle Abonnement 25 €

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