Vivre le Carême | Diocèse de Troyes

Vivre le Carême

Vivre le Carême



Le sens du Carême pour Soeur Louise Pelletieret Soeur Bernadette Breton, de la Congrégation Notre-Damepour l’abbé Yves-Marie Cacheux, prêtre du secteur de Bouilly.





L’Église dans l’Aube : Que représente le Carême pour vous ?



Soeur Louise : Ce sont 40 jours qui sont très significatifs dans ma vie. Le Carême, pour moi, c’est comme un tremplin spirituel qui va m’aider à faire alliance encore plus avec le Christ, à le suivre encore et toujours de plus près. «Revenez à moi de tout votre coeur !» dit le psaume. Oui, ce temps de Carême nous est donné pour revenir vers le Seigneur, tendre et miséricordieux, plein d’amour.

E.D.A : Vous fixez-vous un programme spirituel ?

Soeur Louise : Le Carême débute avec le mercredi des Cendres par un jeûne de nourriture et peut-être de paroles qui fortifie notre volonté et permet l’accès à la méditation et à la Parole de Dieu de manière plus intériorisée. Nous aurons à vivre des temps de partage, de solidarité, à Méry-sur-Seine, par exemple, avec les12-15 ans qui vont se retrouver autour d’un repas frugal : temps de rencontre, d’amour, de solidarité, de communion avec ceux qui souffrent, eux, quotidiennement, de la faim.

Le Sacrement de Réconciliation nous est offert en ce temps fort spirituel qui va nous conduire à Pâques. C’est parce que nous sommes pécheurs que Jésus est venu parmi nous. Mais il est encore plus important de croire que l’amour de Dieu pour nous est et sera plus fort que tous nos péchés.

C’est cette miséricorde qui nous donnera d’être, comme le dit Saint Paul «la bonne odeur du Christ parmi les hommes».

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L’Eglise dans l’Aube : Que représente ce temps de Carême pour vous ?






Père Yves-Marie Cacheux :
C’est un rendez-vous annuel auquel je suis très sensible, un temps liturgique avec des textes évangéliques magnifiques, un temps fort de 40 jours proposé à chaque chrétien, pour fortifier notre foi, pour nous aider à cheminer au plus près du Christ.

E.D.A : Comment le vivez-vous au quotidien ?

Père Yves-Marie Cacheux : Le Carême est une façon pour celles et ceux qui le pratiquent de poser des actes visibles par tous. Dans un monde qui court après la consommation, celui qui se prive volontairement et en donne du sens pose question. Ce sont aussi 40 jours qui nous rappellent qu’une relation vraie s’inscrit dans la durée. Pour moi, en plus du jeûne de nourriture, le Carême c’est plus de partage, plus de temps de prière, de méditation. Très concrètement, par exemple, je peux vous dire que j’éteins ma télévision le mercredi des Cendres pour ne la rallumer qu’après Pâques. Le choix de me restreindre correspond pour moi au désir de libérer du temps pour plus d’écoute de Dieu, pour une préparation particulièrement minutieuse des célébrations de ce temps de Carême, pour plus de disponibilité, plus d’attention aux autres.


E.D.A : Certains temps ne sont-ils pas plus forts que d’autres ?

Abbé Yves-Marie Cacheux : Des rites, des rendez-vous alimentent le Carême. Je puis vous citer la fête que nous organisons avec les enfants du catéchisme, le 1er avril, «Copains du Monde» au profit des enfants défavorisés de France et du monde. La messe à l’issue de la fête puis le repas tiré du sac seront, j’en suis sûr, des temps forts pour les jeunes et leur famille. Temps important également, la célébration communautaire du Sacrement de Réconciliation avec les enfants et leurs parents.

Autre temps fort du Carême et l’expression de sa dimension diocésaine, est le Sacrement de Réconciliation dans la cathédrale de Troyes avec tous ces chrétiens qui arrivent au terme de leur Carême et font acte d’humilité, actualisant ce salut de paix, d’amour et de réconciliation annoncé en Jésus Christ. C’est quelque chose qui me «parle» au plus profond du coeur.

Le Carême c’est une histoire de rencontre avec le Seigneur, qui nécessite de se ménager des disponibilités. «Oser la rencontre». C’était le slogan de la visite pastorale de notre Père Evêque en Pays d’Othe-Armance !

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L’Eglise dans l’Aube : Soeur Bernadette, le Carême approche. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette période ?

Soeur Bernadette : Le Carême est la montée vers Pâques et à chaque fête de Pâques le Chrétien renouvelle ses promesses de baptême.

J’ai la chance, cette année encore, d’accompagner une adulte qui deviendra chrétienne au cours de la Veillée Pascale. Que cette dernière étape d’accompagnement vers le baptême soit vécue durant le carême montre bien qu’il s’agit d’un temps favorable à l’approfondissement de la vie chrétienne et, pour l’accompagnatrice, pour moi donc, une formidable interpellation à refaire le cheminement qui mène au Christ, un puissant stimulant à revisiter ma vie chrétienne.

E.D.A : Un temps important donc, pour vous ?

Soeur Bernadette : le chemin proposé par ce temps de Carême, ce sont 40 jours pour plus de prière, plus de partage, plus de solidarité, en union avec tous ceux et celles qui souffrent dans leur chair et dans leur esprit. Une vie faite d’encore plus d’acceptation des contraintes quotidiennes. Plus que de jeûne de nourriture, ce qui n’est pas le plus important pour moi, je préfère parler de jeûne de nos aises, de nos humeurs, de nos caprices, dans une dynamique d’amour et de respect des autres. Une étape importante, oui, qui doit donner plus de vigueur à notre vie chrétienne, qui nous aide à nous replonger dans notre baptême qui est une participation à la mort/résurrection du Christ. C’est une étape vers le printemps de la nature, propice donc à un renouveau de notre vie. Après Pâques nous devons arriver plus «vivant(e)s» dans notre foi .


Propos recueillis par Danièle Durantel




Cet article est extrait de la revue "Eglise dans l’Aube". Rédaction & Administration :

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