Nouvelles de l'Eglise de Colombie | Diocèse de Troyes

Nouvelles de l'Eglise de Colombie

Rencontre avec Bernardo Colmenares

Bernardo, le diocèse de Troyes et le diocèse de Medellín sont jumelés. Qu'est-ce que cela signifie pour vous? Comment le vivez-vous?

Au cours de ma formation au séminaire, j’ai souvent entendu dire que «l’Église est universelle», mais je dois reconnaître que cette expression me semblait très abstraite. Le fait d’habiter actuellement sur un autre continent, de parler une autre langue, de faire connaissance avec des personnes et familles françaises, de vivre un processus d’intégration et de découverte mutuelle, ces différents aspects, vécus avec l’intérêt de partager la foi, m’ont donné une image plus réelle et concrète de ce que l’on appelle « l’Église universelle».



Le projet de tisser des liens entre deux diocèses (Troyes et Medellín), éloignés non seulement du point de vue géographique, mais aussi culturel et historique, m’aide à comprendre que notre vie ecclésiale a besoin de jeter des ponts entre les hommes de différentes nationalités, origines et conditions sociales. Je vis cette expérience de « mission » comme une réalité dynamique à l’intérieur d’une communauté chrétienne vivante qui requiert d’aller vers les autres pour s’enrichir d’espérance.

Bernardo, vous êtes à Bar-sur-Aube depuis trois ans. Vous avez renouvelé votre présence chez nous, pourquoi ?

J’ai envie de poursuivre cette expérience, d’abord parce que je crois que la mission est l’oeuvre de « Dieu avec nous », qu’elle ne se limite pas à nos efforts personnels. Deuxièmement, je ressens la motivation de ma communauté locale (notamment des prêtres et laïcs du doyenné de Bar-sur-Aube) qui, dès le début, m’a accueilli et offert une ambiance amicale et fraternelle. De plus, Fredy (mon collègue colombien) et moi souhaitons contribuer à mettre en oeuvre le projet de «Diocèses frères», en accompagnant d’autres personnes de notre pays (séminaristes, prêtres et/ou étudiants) qui prendront le relais.


Bernardo, pouvez-vous nous donner votre témoignage personnel de la mission pastorale que vous vivez auprès des jeunes ?

Je commencerai par avouer que le travail avec les jeunes, dans mon doyenné, n’a pas été facile pour moi : d’abord, la langue et le décalage culturel ont été les deux plus grands obstacles à franchir ; ensuite, le fait d’avoir vécu une expérience très intense sur le plan social en Colombie ne me permettait pas de saisir la vraie dimension des besoins des jeunes. Mais, peu à peu, les différentes rencontres, les échanges culturels, les camps, la joie et les difficultés partagées, m’ont permis de découvrir beaucoup de visages en quête de sens, de rencontrer des jeunes désireux d’amitié et d’espoir. Actuellement, je peux dire que les jeunes et la PJMR (Pastorale des Jeunes dans le Monde Rural) m’ont apporté un enrichissement humain et spirituel auquel je ne m’attendais pas. Cette opportunité de travailler avec eux est une belle surprise dans ma vie.


Propos recueillis par Nicole Thévenin


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---- Cet article est extrait de la revue "Eglise dans l'Aube". Rédaction & Administration : "La revue Catholique" 10 rue de l'Isle 10000 Troyes tel 03 25 71 68 04 mail : revuediocese@catholique-troyes.cef.fr parution mensuelle Abonnement 25 €

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